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Voyages avec un âne dans les Cévennes
Ken Bruen - le calvaire des Magdalènes



Voyages avec un âne dans les Cévennes - Roger Louis Stevenson



 Voilà un livre nécessaire dans toute bonne bibliothèque. Si Roger Louis Stevenson est plus connu pour avoir écris l'Ile au trésor ou Dr Jekill et Mr Hyde, ce Voyages avec un âne dans les Cévennes est pour moi son meilleur ouvrage. 

Du 22 septembre au 4 octobre 1878, l'auteur, alors âgé de vingt-huit ans, entreprit une traversée à pied des Cévennes du Puy à Alès, en compagnie de l'ânesse Modestine pour porter ses bagages. Il voulait soigner une peine de coeur, une relation tumultueuse avec une américaine mariée, Fanny Osbourne. Ce livre relate par le menu les jours de marche dans des paysages somptueux, les rencontres avec des voyageurs de passage dans les auberges, à l'étape, avec les moines du Luc, avec les habitants de ce rude pays, en pleine période camisarde.

Balade du coeur, balade de l'âme, on aime à se laisser promener par le pas tranquille de l'homme et de l'âne.

Je ne saurais trop vous recommander cette version proposée par les Editions du Rouergue et illustrée par les magnifiques photos de Nils Warolin. Absolument somptueux et indispensable.



Ken Bruen - Le calvaire des Magdalènes





Voilà un moment que je n'ai pas parlé de littérature et il faut que je me rattrape un peu. Or, justement, je suis tombé sur un petit bijou de la série noire de Gallimard, signé de l'auteur irlandais Ken Bruen.

Toute l'histoire se passe à Galway, la capitale du Conemara. Jack Taylor, dont il s'agit ici de la deuxième enquête, est un anti-héros par essence. Ivrogne, drogué à la nicotine et à toutes sortes de substances chimiques illicites, il crawle pour remonter le courant de la vie et de l'histoire mais trouve le bonheur dans les livres.

D'abord, un mot d'explication sur "les Maisons des Magdalènes", abomination légale chargée de purifier les filles mères ou toutes autres pécheresses, dans la très catholique Irlande. Le principal travail de ces jeunes filles était la lessive, l'église se faisant rétribuer pour ce service (mais sévices pour d'autres). La dernière de ces maisons a fermé dans les années 1990.

Jack Taylor doit retrouver une femme, âgée, qui aurait sauvé des jeunes filles de l'enfer des centres magdaléniens ou les sœurs se comportaient en véritables gardiens de camps de concentration, infligeant de cruelles punitions. Au premier abord, l'intrigue semble mince et on à l'impression, arrivé au milieu du livre, que l'enquête est terminée. C'est compter sans l'intelligence de Bruen qui la fait soudain rebondir et partir dans tous les sens, à nous en donner le tournis. C'est magnifiquement écrit, c'est très intelligent, truffé de références littéraires allant de Kiekegaard à James Ellroy. 

Intelligent,cultivé, donc, mais aussi noir à souhait. Je n'aurais qu'un seul petit reproche à faire à ce livre, c'est que quand on l'a entamé, on a beaucoup de mal à le reposer. Gare aux nuits blanches.



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